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Un an après l’introduction de la loi sur la sécurité nationale, Hongkong bâillonnée

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Hongkong, le 29 juin 2021. Les drapeaux chinois et hongkongais décorent la ville à l’occasion du 24e anniversaire de sa rétrocession à la Chine. Hongkong, le 29 juin 2021. Les drapeaux chinois et hongkongais décorent la ville à l’occasion du 24e anniversaire de sa rétrocession à la Chine.

Depuis l’entrée en vigueur de la loi sur la préservation de la sécurité nationale (LSN), il y a un an, le 30 juin 2020 à 23 heures, c’est un silence de terreur qui s’installe progressivement à Hongkong, tel un brouillard qui s’épaissit imperceptiblement, jour après jour. « L’Etat de droit a été remplacé par un état de peur », a estimé, mercredi matin 30 juin, Surabhi Chopra, professeure de droit à l’Université chinoise de Hongkong sur RTHK, la radio du service public.

Avec l’arrestation de tous les principaux chefs de file du mouvement d’opposition, la fermeture du plus grand journal pro-démocratie, l’Apple Daily, la suspension des élections législatives et la refonte du système électoral, la mise en place d’une nouvelle police politique, l’interdiction systématique de tout rassemblement, la mise à l’écart de journalistes influents, la réécriture des programmes d’histoire, l’interdiction de certains livres, la censure des films de cinéma… la ville qui se décrivait comme la plus cosmopolite d’Asie (« Asia’s World City ») est tétanisée, méconnaissable.

L’ancienne colonie britannique était pourtant réputée pour la grande liberté de pensée et d’entreprendre qui y régnait. Manifester était une seconde nature pour nombre de citoyens. Le gouvernement était ouvertement interpellé tant par une opposition vivace que par des médias engagés. L’esprit critique y était enseigné avec ferveur dans ses universités.

Mais depuis l’adoption de la loi sur la sécurité nationale, Hongkong a brutalement perdu nombre des attributs qui la différenciaient fondamentalement des autres villes chinoises. Le principe « Un pays, deux systèmes » sous-tendu par la promesse que « rien ne changerait pendant cinquante ans » après la rétrocession de 1997, c’est-à-dire jusqu’en 2047, a été pulvérisé avec l’adoption de cette loi sur la sécurité nationale qui a muselé la ville, enterré ses aspirations démocratiques et précipité ce qui est localement décrit comme la « continentalisation » de Hongkong.

La propagande chinoise s’impose partout

Chaque semaine livre désormais son lot de nouvelles mesures policières ou sécuritaires, d’arrestations de « criminels » qui ont, « sans doute », « peut-être » ou « probablement » violé la LSN, en commettant l’un des quatre crimes que couvre la redoutable législation : « Sécession, sédition, terrorisme, et complot avec des forces étrangères ou des éléments extérieurs. » Le 29 juin, c’est un jeune qui avait collé sur la porte de son appartement des stickers dont le slogan pourrait s’assimiler à un crime de sécurité nationale qui a ainsi été arrêté, dénoncé par un voisin.

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Author: News Watch

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